Eklosion | Animation, Maître de cérémonie, Service conseil | Se mériter ou gagner?
19688
post-template-default,single,single-post,postid-19688,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,vss_responsive_adv,vss_width_768,footer_responsive_adv,qode-child-theme-ver-1.0.0,qode-theme-ver-17.1,qode-theme-bridge,qode_header_in_grid,wpb-js-composer js-comp-ver-5.5.5,vc_responsive

Se mériter ou gagner?

Vous animez un gala où il y a une remise de multiples trophées ainsi que des prix de présence en fin de soirée. Est-ce que les gagnants se mériteront un chèque-cadeau ou le remporteront? Ils le remporteront !

Exemples :

« La personne qui sera pigée gagnera une forfait détente pour deux personnes. »

« Le groupe qui aura obtenu le plus grand nombre de points remportera un montant de 500$. »

Pourquoi ne pouvons-nous pas dire « se méritera »? Parce que se mériter ne peut pas s’employer pour signifier « gagner, remporter, obtenir », contrairement à la croyance populaire.

Se mériter peut uniquement s’employer, lorsqu’on parle de personnes, pour exprimer une réciprocité.

On dira correctement :

– Ces partenaires d’affaires se méritaient vraiment; leur duo est gage de succès!

– Ces collègues sont tous les deux insupportables, ils se méritent bien!

En parlant de choses, on peut utiliser se mériter au sens de « s’obtenir par la valeur personnelle ou l’effort », « être la juste conséquence de (quelque chose) ».

On dira correctement :

– La reconnaissance et le respect ne viennent pas sans effort, ils se méritent.

– Tu veux animer la prochaine assemblée? Eh bien, la confiance, ça se mérite!

Finalement, pour ce qui est du verbe mériter, sans sa forme pronominale, il peut décrire des situations positives et des situations négatives. Il peut signifier « être en droit de gagner, être digne de » ou « être exposé à subir une sanction négative, être passible de ».

Exemples :

– Les entrepreneurs ont eu les honneurs qu’ils méritaient lors de la remise des prix.

– Les efforts soutenus de nos collègues mériteraient une récompense.

– Tu l’avais bien méritée, cette réprimande de ton patron.

– Quelle injustice! Je n’ai pas mérité ça!

 

Source : Office québécois de la langue française

Par : Caroline Côté, animatrice au sein du réseau d’animateurs professionnels chez Eklosion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire